Trouble du sommeil

Rappelons d’abord que le temps de sommeil diminue avec l’âge, tout comme la mélatonine, hormone secrétée par l’épiphyse. Celle-ci dont le taux baisse avec la lumière joue un rôle dans la régulation de l’horloge interne et son taux peut jouer sur la qualité du sommeil. S’il est de huit heures quotidiennes pour les 20 à 25 ans, à 60 ans, on peut se contenter de 5 à 6 h, coupées de légers réveils. Des troubles du sommeil les plus fréquents sont l’insomnie et ronflements dont souffrent plus les hommes (80%) que les femmes (60%) à partir d’un certain âge.

Cause hormonale de l’insomnie
La chute du taux d’hormones provoque les phénomènes vasomoteurs; ainsi que les bouffées de chaleur, maux de tête, les fourmillements des doigts, les palpitations cardiaques. L’insomnie fait suite à une carence en oestrogènes. Mais il faut savoir que l’insomnie à la ménopause peut avoir d’autres causes.

Causes émotionnelles d’insomnie
L’insomnie d’endormissement est parfois due à un état anxieux du à la consommation de café ou d’alcool. Si l’insomnie survient pendant la seconde partie de la nuit, il faut chercher un possible état dépressif. Il est certain que le manque de sommeil diminue nos performances mentales et nous rend plus vulnérables au stress. Une nuit blanche diminue de 20% nos capacités cérébrales.

Comment se préparer au sommeil
- Faire de l’exercice physique modéré en fin d’après- midi. Après 19 heures; le sport intensif réchauffe l’organisme et provoque des difficultés d’endormissement
- Attendre d’avoir le sommeil pour se mettre au lit; écouter son corps
- Manger léger: trois à quatre heures avant de dormir; éviter l’alcool, vin compris, les épices, les protéines
- L’activité intellectuelle intense, le travail sur l’ordinateur, l’étude, enfin de journée stimule l’activité des systèmes de l’éveil et induit des difficultés d’endormissement
- Boire une tisane calmante
- Pratiquer la relaxation, le yoga, la méditation, la sophrologie

Les questions sur le sommeil
Les meilleures heures de sommeil sont-elles avant minuit ?
Les horaires du coucher importent peu. L’important est d’écouter son corps et de se mettre au lit lorsqu’on a envie de dormir. Au petit matin la température corporelle remonte, le cortisol, l’hormone de l’éveil, est alors sécrété. Voilà pourquoi le sommeil est alors léger, fractionné et non réparateur. C’est toujours dans les premiers cycles de la nuit que le sommeil est le plus reconstituant.

Le sommeil lent profond (S.L.P.)
Le dormeur se coupe presque totalement de son environnement. L’image du trou noir n’est pas loin de la réalité, c’est le moment privilégié de la sécrétion des hormones de croissance, indispensables pour que l’enfant grandisse.




On constate que les dépenses énergétiques importantes de la journée sont compensées par une baisse du métabolisme de base, surtout la nuit dans cette période de S.L.P. : baisse de la température corporelle, tous ces signes s’accompagnent d’un S.L.P. plus profond et plus récupérateur. C’est pendant ce moment de la nuit qu’on recharge ses réserves énergétiques et protéiques.

Le sommeil paradoxal (S.P.)
Les scientifiques l’ont ainsi dénommé après avoir constaté un paradoxe : le relâchement musculaire est complet tandis que l’activité cérébrale est proche de l’éveil. Le S.P. se caractérise par un mouvement des yeux rapide. Le S.P. apparaît toutes les quatre-vingt-dix minutes, mais il est beaucoup plus important à la fin de la nuit.

Les biorythmes
On peut parler d’une véritable horloge interne, qui est faiblement influencée par l’extérieur qui situé vraisemblablement au niveau de l’hypothalamus. De nombreuses études démontrent que l’homme connaît toutes les quatre-vingt-dix minutes une baisse de vigilance, qui constitue une véritable porte ouverte sur le sommeil. Cette baisse située tout au début de l’après-midi correspond au moment idéal pour la sieste. Elle doit être courte si l’on veut bien dormir la nuit. On estime au moins 15% de la population qui présente de façon épisodique ou chronique des troubles saisonniers dus au changement du biorythme. La luminothérapie apporte une grande aide dans les troubles de sommeil et d’humeur pendant la période hivernale.

Diverses médecines alternatives sont très efficaces pour améliorer la qualité du sommeil.